Étude électorale sur les femmes et la politique - Le DGEQ se penche sur les facteurs qui pourraient avoir une influence sur la présence de plus de femmes à des fonctions d'élues

9 octobre 2014

Québec, le 9 octobre 2014 –– Dans une étude électorale rendue publique aujourd’hui, le Directeur général des élections constate qu’après avoir connu une montée progressive de la place des femmes en politique provinciale entre 1976 et 2003, le Québec se trouve, depuis 10 ans, dans une période où la proportion de femmes élues à l’Assemblée nationale n’augmente plus et ce, malgré la tenue de quatre élections générales. Dans le but de contribuer à la réflexion sur cette situation, le DGE présente un portrait des mesures incitatives et des facteurs pouvant favoriser l’accès de plus de femmes à des postes d’élues.

L’étude électorale sur les femmes et la politique comporte trois grands volets. Dans un premier temps, elle trace un portrait des mesures incitatives utilisées dans 34 États pour amener les femmes à se lancer en politique et se penche sur l’impact réel de ces mesures. Un deuxième volet porte sur les facteurs pouvant exercer une influence sur la présence des femmes en politique et examine la situation du Québec à l’égard de ces facteurs. Finalement, l’étude dégage une série de mesures qui pourraient être appliquées et formule des recommandations qui pourraient être mises en œuvre au Québec afin d’augmenter la représentation politique des femmes.

Les mesures incitatives à la présence des femmes en politique

Une large variété de mesures incitatives est recensée et analysée par l’étude du DGE. À titre d’exemples : les systèmes de quotas que se donnent volontairement les partis politiques ou qui sont prévus par une loi, les objectifs internes adoptés par les partis, les changements de mode de scrutin ou encore les programmes de formation.

Pour ce qui est de l’efficacité de ces mesures, l’étude conclut qu’elles auront un meilleur impact si elles sont arrimées aux facteurs qui ont une influence sur la  représentation politique des femmes, tels que des facteurs socioculturels comme la socialisation politique des femmes ou des facteurs socioéconomiques comme le niveau de développement économique et humain. C’est ainsi que des mesures qui s’avèrent porteuses dans un pays peuvent être inefficaces dans un autre.

Le bilan du Québec

Par comparaison à d’autres États, l’idée que les hommes et les femmes doivent être égaux est généralement bien présente au Québec. Par ailleurs, les facteurs socioéconomiques ne seraient pas, a priori, un frein à l’accession d’une femme à un poste électif. Les défis à relever seraient plutôt du côté des partis politiques, dans un meilleur effort de recrutement et dans une meilleure sélection de circonscriptions où les femmes auraient des chances raisonnables d’être élues. L’étude recommande donc d’encourager les partis politiques à se doter de plans pour favoriser une meilleure représentation des femmes.

Des efforts pourraient aussi être consentis au niveau de l’éducation de la population au système politique, notamment dans les écoles secondaires. On pourrait ainsi améliorer les connaissances démocratiques et assurer une socialisation politique de base aux citoyennes et citoyens du Québec.

Le document précise que l’adoption de mesures visant à favoriser l’accession de plus d’élues au Parlement ou au conseil municipal ne signifie pas qu’il faille donner la priorité au genre sur la compétence. Il ne s’agit pas d’avantager les femmes, mais plutôt « d’effacer une iniquité historique et systémique qui empêche actuellement d’atteindre l’égalité entre les sexes ».

L’étude Femmes et politique : facteurs d’influence, mesures incitatives et exposé de la situation québécoise, publiée dans la collection « Études électorales », peut être consultée sur le site Web du Directeur général des élections à l’adresse www.electionsquebec.qc.ca.

 

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