Communiqué no 2 – Modalités du scrutin mixte compensatoire : le DGE illustre différentes options

21 décembre 2007

Québec, le 21 décembre 2007 – Dans son rapport sur le mode de scrutin mixte compensatoire, le Directeur général des élections du Québec démontre, à l'aide de simulations et d'analyses, les différents résultats que peut entraîner l'une ou l'autre façon de concevoir et d'appliquer ce mode de scrutin. Quelles modalités permettent d'atteindre la plus grande proportionnalité? Comment est-il possible de favoriser la représentation des petits partis? Le choix d'un mode de scrutin a-t-il un impact sur la représentation des régions ou sur le nombre de femmes susceptibles d'être élues? Voilà le genre de questions auxquelles le DGE et les spécialistes associés ont cherché des réponses.

« L'application d'un modèle théorique constitue sans doute la partie la plus « spécialisée » et certainement la plus « aride » de notre rapport, a souligné le DGE, Me Marcel Blanchet, mais c'est aussi celle qui nous permet d'obtenir un éclairage neutre et impartial sur les impacts des différentes voies que pourrait emprunter l'Assemblée nationale, si elle décidait de changer le mode de scrutin. »

Le scrutin mixte compensatoire : compenser le manque de proportionnalité du scrutin majoritaire

À la base du débat québécois sur le mode de scrutin, il y a le constat que certaines élections générales ont donné, dans le passé, des résultats qui ne correspondaient pas nécessairement au pourcentage de votes exprimés à l'échelle du Québec par les électeurs et les électrices. C'était notamment le cas lorsque le parti élu au gouvernement n'était pas celui qui avait obtenu le plus de votes sur le plan national, ou qu'un parti ayant obtenu un pourcentage appréciable du scrutin obtenait très peu de députés. Une façon de corriger ce genre de situation serait d'adopter un mode de scrutin mixte compensatoire, alors qu'une partie des députés est élue au scrutin majoritaire (comme c'est le cas actuellement au Québec) et que les sièges restants sont pourvus selon les règles de la représentation proportionnelle « à scrutin de liste ». Ces derniers sièges viennent alors compenser le manque de proportionnalité du scrutin majoritaire de circonscription.

Pour les fins de son rapport, et en application du mandat confié par le gouvernement, le DGE a examiné trois types de compensation :

Rappelons que sur 27 pays qui ont changé de système électoral dans un passé récent, sept sont passés entre 1993 et 2004 d'un système majoritaire comparable à celui du Québec à un type de système mixte.

Le Québec « théorique » des simulations statistiques

Pour évaluer l'impact d'un mode de scrutin mixte compensatoire, le DGE et ses partenaires ont fait des simulations à partir de situations théoriques, mais pouvant de façon réaliste exister chez nous. Ainsi, les modèles testés nous présentent le Québec « théorique » suivant :

Les paramètres du modèle étant ainsi fixés, l'Institut de la statistique du Québec a procédé aux différentes simulations.

Quelques résultats…

L'objectif des simulations statistiques était de voir quel type d'effets pouvait donner le scrutin mixte compensatoire, dépendant des choix qui avaient été faits lorsqu'on l'avait configuré. Les simulations permettent en effet de constater que les différentes options produisent des situations distinctes :

Le rapport du Directeur général des élections sur les modalités d'un mode de scrutin mixte compensatoire est accessible sur le site Web du DGE à l'adresse www.electionsquebec.qc.ca.



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