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Des jeunes à l’école pour apprendre le travail électoral

2 octobre 2026

Catégories : Élections générales, Emplois, Provincial

Ils sont une cinquantaine de jeunes de 16 ou 17 ans. Un peu fébriles, mais très attentifs. Ils fréquentent la même école et ils travailleront tous lors des élections du 5 octobre.

Dans une grande salle de l’école secondaire de Rochebelle, à Sainte-Foy, ils écoutent deux formateurs d’Élections Québec leur enseigner les rudiments du travail électoral. Quelques jours plus tard, ils accueilleront les électrices et les électeurs de la circonscription de Jean-Talon. La plupart d’entre eux seront scrutateurs, scrutatrices ou secrétaires.

Les jeunes de 16 et 17 ans peuvent être membres du personnel électoral depuis les élections générales de 2022, mais cette possibilité est particulièrement populaire en 2026. Ils seront des centaines, voire des milliers, à travailler le 5 octobre, partout au Québec.

Entre les murs de l’école de Rochebelle, l’invitation a connu un franc succès.

« On n’a pas eu à encourager [les jeunes] tant que ça », assure Anthony Pelletier, professeur d’univers social et coordonnateur des conseils des élèves. « Ils ont dit : “C’est super, je veux faire ça.” Autant pour le salaire que pour le CV. »

L’enthousiasme des jeunes rencontrés le 29 septembre, lors de leur formation de groupe, en fin de journée, confirme les propos du responsable. Il y a le salaire — entre 20 $ et 25 $ de l’heure, selon le poste occupé —, il y a l’ajout au CV, mais il y a aussi l’intérêt pour apprendre, pour vivre les élections de l’intérieur.

« C’est une nouvelle expérience qui s’ajoute à notre parcours pendant notre jeunesse », dit Samar Besrour, 16 ans. « En plus, ça nous donne un moyen, même si on n’a pas 18 ans, de nous impliquer dans les élections québécoises. »

« La démocratie, c’est important. Je suis fière d’avoir ça au Québec », lance pour sa part Raphaëlle Dostie, qui a 16 ans elle aussi. « J’aimerais que tout le monde aille voter, dans le meilleur des mondes. Je trouve important de participer au processus. »

Le 5 octobre, ces jeunes seront répartis dans six lieux de vote de la circonscription de Jean-Talon. La plupart d’entre eux seront en équipe avec une ou un adulte. D’ailleurs, tous les responsables de salle sont des gens d’expérience.

Le recrutement s’est déroulé rondement dans la circonscription de Jean-Talon. Environ 1 200 personnes ont posé leur candidature pour les quelque 600 postes disponibles. Plusieurs de ces postes seront occupés par des jeunes de 16 ou 17 ans. « Nous voulions vraiment leur faire une place de choix. On veut vraiment que la démocratie soit inculquée chez eux », affirme la directrice du scrutin de la circonscription, Hélène Villeneuve.

Anthony Pelletier se dit agréablement surpris de voir autant de jeunes de son école lever la main pour travailler aux élections.

« Comme prof d’univers social, on voit souvent les jeunes rouler des yeux quand on commence à parler de politique, et à cet âge, je les comprends un peu. […] Mais ça les intéresse quand on parle des enjeux qui les intéressent. Si on les fait voter, s’ils votent pour le conseil des élèves, ils réagissent beaucoup pour ça. »

Le 5 octobre, environ 43 000 personnes, jeunes et moins jeunes, travailleront pour assurer le bon déroulement de l’élection provinciale.

D’autres jeunes s’expriment

  • « D’abord, c’était beaucoup à cause du salaire. Ensuite, je trouvais que travailler aux élections, c’était une belle expérience, surtout quand on va bientôt pouvoir voter. Je trouvais que c’était un bon moyen de s’initier. » — Brianna Kammoé, 16 ans
  • « Pour tout le monde pour qui ça va être la première fois, je pense que ça va être stressant. C’est un monde complètement nouveau, et c’est quelque chose d’important. » — Gabrielle Tremblay, 16 ans
  • « C’est important de connaître la politique québécoise, parce que c’est la société dans laquelle on vit. C’est un moyen pour moi de connaître les différents partis, de voir comment ça se passe. » — Océane-Alexandra Kom Tsebo, 15 ans, bientôt 16
  • « La politique m’a toujours interpellé. J’aime m’impliquer dans la société. Je trouvais que c’était une occasion parfaite. » — Benjamin Vallerand, 16 ans

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