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Comité accessibilité

Compte rendu de la rencontre du 29 novembre 2019 du Comité accessibilité

En résumé

Cette cinquième rencontre du Comité accessibilité avait pour but de :

Dans cette section

Membres du Comité accessibilité présents

  • Simon April
  • Louis Belleau
  • Jean-Michel Bernier
  • Louise Bourgeois
  • Maude Massicotte
  • Anne Pelletier
  • Marie-Ève Veilleux

Membres du Comité accessibilité absents

  • Frances Champigny
  • Martin Juneau

Membres du personnel d’Élections Québec présents

  • Jean-Thomas Bilodeau-Fortin, conseiller stratégique et adjoint à la Direction des opérations électorales
  • Jean-François Blanchet, adjoint au directeur général des élections et directeur des opérations électorales
  • MeBenoît Coulombe, avocat au Service des affaires juridiques
  • Marie-France Dupuis, coordonnatrice au Service des scrutins provinciaux
  • Michelle Martineau, agente de secrétariat à la Direction des opérations électorales
  • Anne Claire Pelletier, chef du Service des scrutins municipaux et scolaires
  • Pierre Reid, directeur général des élections

Directrices du scrutin présentes

  • Diane MacKay, circonscription électorale de Marie-Victorin
  • Louise Villeneuve, circonscription électorale de Papineau

Personnes accompagnatrices

  • Deux interprètes en langue des signes et une personne accompagnatrice étaient également présentes.

Mot de bienvenue et présentation de l’ordre du jour

Deux personnes animent cette cinquième rencontre. Une animatrice souhaite la bienvenue aux membres du comité et remercie les deux directrices du scrutin invitées d’avoir accepté de participer à cette rencontre. Elle souligne que cette rencontre sera sa dernière avec le comité, parce qu’elle passe le flambeau à l’un de ses collègues, qui coanime cette journée avec elle. Elle présente les membres du personnel d’Élections Québec présents et invite chacun des membres du Comité accessibilité à se présenter à leur tour.

Le directeur général des élections, M. Pierre Reid, affirme qu’il est heureux d’être présent à cette rencontre. Il considère que cette table d’échange est importante, voire essentielle pour l’institution et pour les personnes participantes. Il se réjouit de la participation des deux directrices du scrutin. Il présente le programme Je vote au Québec, offert gratuitement partout au Québec. Il explique brièvement la formule de ces ateliers participatifs de sensibilisation au système électoral québécois et à l’exercice du droit de vote. Ces ateliers sont offerts aux entreprises, aux classes de francisation, aux établissements d’insertion sociale et professionnelle, aux centres de formation professionnelle ainsi qu’aux organismes communautaires œuvrant auprès de personnes immigrantes, de jeunes de 16 ans et plus ou de personnes en insertion sociale et professionnelle. Il informe les membres que l’équipe du Service de l’éducation à la démocratie a offert des formations du programme Je vote au Québec à différents organismes travaillant auprès d’une clientèle vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme : le Regroupement pour la trisomie 21, le groupe Tremplin 16-30 du Patro Charlesbourg et les Compagnons de Montréal. Cette expérience a été enrichissante tant pour les personnes qui y ont participé que pour l’équipe de formation.

L’adjoint au directeur général des élections et directeur des opérations électorales prend la parole. Il est, lui aussi, heureux d’être présent à cette rencontre. Il salue la présence des deux directrices du scrutin présentes. Il émet le souhait que plusieurs directrices et directeurs du scrutin participent aux rencontres du Comité accessibilité. Monsieur Blanchet souligne que l’Assemblée nationale souhaite en savoir davantage sur nos démarches en matière d’accessibilité; l’institution a demandé s’il était possible d’assister à une rencontre du comité.

L’animatrice revient sur les commentaires énoncés par les membres du comité sur le sondage Informations aux électrices et aux électeurs. Ces commentaires ont été appréciés; ils ont permis d’améliorer le sondage à plus grande diffusion afin de faciliter la compréhension des messages. Le sondage est présentement en ligne; il prendra fin le 11 janvier 2020. L’animatrice précise qu’Élections Québec présentera les réponses compilées aux membres. Elle revient brièvement sur le sondage portant sur le vote par Internet et remercie les membres de l’avoir relayé.

Retour sur l’élection fédérale du 21 octobre 2019

L’animatrice remercie les membres d’avoir accepté de participer à un exercice d’observation lors de l’élection fédérale du 21 octobre 2019. Leur expérience électorale nous permettra, entre autres, d’améliorer nos processus. Elle indique d’abord que l’institution n’est pas responsable des communications fédérales. Elle poursuit en posant une première question : avez-vous reçu la carte d’information par la poste? Les membres répondent et certains d’entre eux critiquent le fait que l’information n’est pas sous enveloppe. On peut facilement confondre cette information avec de la publicité et la mettre directement au recyclage ou dans la poubelle.

L’animatrice propose un échange à propos de l’information présente sur la carte d’information. Cette information est-elle facile à comprendre? Elle demande aux membres s’ils ont consulté d’autres sources d’informations pour en savoir davantage. La plupart des membres trouvent que l’information sur la carte est facile à comprendre. L’un d’entre eux précise que les coordonnées du service d’interprétation sont bien en vue sur la carte envoyée par Élections Canada. Il suggère que l’information soit également présente sur la carte d’information lors d’élections provinciales. L’ensemble des membres est d’accord avec cette suggestion. Une membre indique qu’elle a consulté Google Maps; elle a découvert, grâce à cette recherche, que son lieu de vote anticipé était partiellement accessible. Elle s’est donc déplacée le jour du vote plutôt que les jours de vote par anticipation. D’autres membres ont consulté le site Web d’Élections Canada pour vérifier l’accessibilité de leur lieu de vote. Un membre précise que le site Web était accessible, mais qu’un menu déroulant rendait la navigation plus difficile.

Une autre personne ajoute qu’elle a dû répondre à plusieurs questions pour obtenir l’information désirée et que le niveau de langue n’était pas toujours adéquat, ce qui rendait l’expérience plus difficile et longue.

L’animatrice questionne les membres sur la présence et l’influence des publicités diffusées par Élections Canada. Certains membres indiquent qu’ils n’ont pas vu ni entendu les publicités du gouvernement fédéral, mais plutôt celles des partis. Un autre membre indique que les publicités n’étaient pas sous-titrées. L’animateur précise que certaines publicités étaient composées d’une série d’images sans information verbalisée. Tous les membres répondent que la publicité n’a eu aucun effet sur leur participation.

L’échange se poursuit sur leur déplacement le jour du vote, jour choisi par presque tous les membres pour voter, à l’exception d’une personne qui a voté par anticipation.

Cette dernière personne a eu accès au transport adapté sans problème, ce qui n’a pas été le cas d’autres membres. L’ensemble des membres mentionne qu’il y avait suffisamment de personnes sur place, mais qu’elles n’accueillaient pas toutes convenablement l’électrice ou l’électeur. Plusieurs membres précisent que ces personnes connaissaient mal le lieu de vote. Une directrice du scrutin affirme que plusieurs personnes ont vécu la même expérience, et non uniquement des personnes handicapées. L’une des membres ajoute que la signalisation sur le lieu du vote était correcte, mais moins efficace qu’au provincial. L’espace entre les tables ne permettait pas à une personne en fauteuil roulant d’y circuler aisément. Les membres ont remarqué la présence d’informations sur les étapes à suivre pour voter. Tous les membres soulèvent que le personnel électoral ne connaissait pas bien les outils d’aide au vote. Ces outils devraient être disponibles et bien en vue. Le personnel doit connaître ces outils et l’aide qu’il peut offrir aux électrices et aux électeurs qui en ont besoin. Dès qu’une personne dans le besoin fait une demande, la personne qui l’accueille devrait savoir comment l’assister et avec quel outil.

L’une des membres explique qu’Élections Canada incitait les personnes handicapées à commenter leur expérience de vote. Toutefois, la boîte servant à recueillir les feuilles de commentaires était disposée à un endroit inaccessible. Cette personne explique que c’est plutôt gênant de demander de l’aide pour déposer un commentaire lorsque l’expérience de vote n’était pas particulièrement agréable.

L’animatrice demande aux membres de donner une appréciation générale de leur expérience de vote. Elle leur demande de décrire les points forts de leur expérience et les éléments à améliorer ou à mettre en place.

L’ensemble des membres recommande qu’une personne soit présente en permanence à l’accueil du bureau de vote. Une membre fait état d’une expérience agréable et rapide : elle a pu voter en moins de six minutes. Toutefois, elle n’était pas convaincue que son lieu de vote était réellement accessible. De nombreux membres témoignent que plusieurs portes étaient fermées et lourdes. Les lieux seraient plus faciles d’accès si, dans chaque situation où l’on ne peut maintenir la porte ouverte en permanence, une personne était présente pour l’ouvrir. La plupart des membres ont pu voter en cinq à dix minutes, sans attente; ils sont satisfaits de cet aspect. Un membre remarque qu’il a toutefois dû attendre, après le vote, pour reprendre le transport adapté.

L’animatrice résume les propos des membres du Comité accessibilité : généralement, le lieu de vote est accessible, mais l’accueil est déficient ou inexistant. Le personnel est peu sensibilisé aux personnes ayant besoin d’assistance et est peu avenant envers elles.

La formation du personnel devrait le préparer à offrir de l’aide et il devrait mieux connaître les outils disponibles, qui gagneraient à être plus en vue.

Un membre demande si le vote par correspondance est une option de rechange intéressante. Un autre membre indique qu’il n’a pas retenu cette modalité parce qu’il a reçu l’information à ce sujet un peu tard et qu’elle n’était pas claire. Ce mode de votation est peu connu, selon plusieurs membres. L’une des directrices du scrutin explique qu’au fédéral, les électrices et les électeurs peuvent, dès le déclenchement de l’élection, voter au bureau de leur circonscription électorale ou procéder à une demande de vote par correspondance. Le directeur des opérations électorales précise que cette mesure existe au provincial depuis longtemps et qu’elle répond à un besoin, mais qu’elle n’est toutefois pas offerte dans toutes les situations. Un autre membre compare cette modalité au vote par Internet. Il souligne la possibilité de gagner du temps de transport avec ce type de vote.

Discussion avec les directrices du scrutin

L’animateur se présente, puis souligne que l’appel qu’Élections Québec a lancé à l’ensemble des directrices et directeurs du scrutin pour participer à cette rencontre a suscité un grand intérêt. Plusieurs personnes ont manifesté le souhait d’y participer. Il présente ensuite les deux directrices du scrutin présentes à la rencontre et leur cède la parole.

Madame Diane MacKay, directrice du scrutin, se dit heureuse de prendre part à cet échange pour présenter les défis auxquels elle peut faire face au cours d’événements électoraux. Elle a dirigé deux circonscriptions : d’abord Johnson, en milieu très rural, et maintenant Marie-Victorin, en milieu plus urbain. Réaliser une élection dans une circonscription « avec du vieux bâti » est la principale difficulté de la directrice du scrutin de Marie-Victorin.

Madame MacKay cède ensuite la parole à Louise Villeneuve, directrice du scrutin de la circonscription de Papineau, qui se présente. Ses expériences de travail l’ont amenée à travailler pour les élections et elle affirme que « la magie a opéré ». Elle remercie Élections Québec et les participants de cette invitation au dialogue. La vaste circonscription de Papineau, qui couvre en grande partie l’Outaouais, comprend une forte concentration urbaine et une partie plus rurale. C’est une grande étendue qui compte 26 municipalités. Madame Villeneuve souligne qu’elle occupe également le poste de directrice adjointe du scrutin pour Élections Canada.

Elle décrit ensuite les activités préparatoires, qui commencent environ un an avant l’élection et qui permettent de trouver les lieux où se tiendra le vote.

Cette période permet de vérifier l’accessibilité des endroits retenus et, au besoin, de prévoir les mesures à mettre en place pour améliorer leur accessibilité. Elle souligne qu’il y a peu de lieux de vote potentiels : elle évalue des écoles, des églises, des centres communautaires ou des lieux de loisirs. Dans sa circonscription, aucun des édifices qu’elle utilise pour le vote n’a de portes qui s’ouvrent automatiquement. Pour pallier ce problème, elle s’assure qu’il y a une personne à chaque porte à ouvrir. Dans d’autres endroits, elle doit prévoir l’installation de rampes. Dans ce cas, elle doit trouver des entrepreneurs. Elle demande un prix à trois soumissionnaires; parfois, un seul d’entre eux soumissionne à un prix raisonnable. Les entrepreneurs, qui sont souvent surchargés, ont tendance à privilégier de gros mandats plutôt que la construction d’une rampe d’accès temporaire. Elle raconte ensuite une situation qu’elle a vécue. Elle a prévu d’installer une rampe à l’intérieur d’un endroit de vote. Mais cette rampe, une fois installée, empêchait la fermeture de la porte coupe-feu. La directrice du scrutin n’a donc pas pu rendre l’endroit accessible. Madame MacKay demande ensuite aux membres du comité quelles mesures seraient acceptables, à leurs yeux, si un lieu de vote ne peut répondre aux critères d’accessibilité à cause de contraintes de sécurité, par exemple.

Une membre affirme que si la situation est bien expliquée et que les options de vote sont connues et diffusées dans des délais raisonnables afin qu’elle soit en mesure de prendre une décision éclairée, cela lui semble acceptable. Pour plusieurs membres, le plus important, c’est que l’information diffusée soit juste. Un membre propose d’intégrer le vote par Internet parmi les options possibles.

Un autre membre suggère que dans certaines situations, lorsque le lieu n’est pas accessible, des municipalités pourraient recourir à des programmes d’aide financière pour les adapter.

Madame MacKay précise que lorsque la directrice ou le directeur du scrutin peut rendre les lieux accessibles, c’est ce qu’il privilégie. Elle demande ensuite si les directeurs du scrutin pourraient être en contact avec les organismes ou les groupes représentant les personnes ayant des besoins particuliers.

Une membre du comité souligne qu’elle n’est affiliée à aucun groupe ou organisme et que ce ne serait pas la meilleure façon de la joindre. Elle ajoute que c’est important pour elle de voter le jour du scrutin, puisque les partis peuvent faire des annonces jusqu’à ce moment. Selon elle, l’information doit être offerte à tous.

Plusieurs membres affirment que les règles d’accessibilité qui s’appliquaient auparavant ne sont plus les mêmes aujourd’hui et que l’on doit s’adapter aux règles actuelles. Un membre ajoute que les écoles sont construites pour des enfants et que les toilettes et les rampes sont adaptées à leurs besoins. De même, la largeur des rampes construites ne convient pas toujours aux tailles des fauteuils utilisés aujourd’hui.

Les directrices du scrutin confirment que les problématiques terrain sont grandes. Les situations peuvent changer d’une élection à l’autre et même à la suite des activités préparatoires. Plusieurs éléments peuvent nécessiter des adaptations constantes : la dégradation des infrastructures, des pavés et des trottoirs, l’affaissement des sols, les inondations, un incendie, des rénovations, etc. Les corrections requises peuvent nécessiter des réparations et de la préparation : par exemple, on peut devoir louer du mobilier ou se procurer du gravier pour combler un trou dans le parcours de l’électrice ou de l’électeur. Le manque de fournisseurs est aussi problématique, puisque les circonscriptions électorales procèdent toutes simultanément à la location du même type de matériel pour une brève période.

Les directrices du scrutin disent qu’elles découvrent parfois des problèmes la veille de l’élection ou au cours de la journée de l’élection, même si elles essaient de prévoir toutes les situations.

L’ensemble des personnes participant à la rencontre conviennent qu’il faut offrir plusieurs modalités, comme le vote par anticipation, le vote par la poste et le vote au domicile de l’électeur. Aucune solution ne peut répondre à toutes les situations. Un membre souligne que les options offertes diffèrent d’un palier à l’autre.

Monsieur Reid affirme qu’il faut effectivement offrir diverses possibilités lorsqu’un endroit n’est pas accessible. Mais malgré les mesures offertes, il faut tenter de réfléchir à des solutions permanentes.

La directrice du scrutin de Papineau lors des élections générales de 2018 explique que pour avoir accès à l’un des lieux de vote de sa circonscription, les personnes à mobilité réduite devaient utiliser un ascenseur. Toutefois, la porte de l’ascenseur ne restait pas ouverte assez longtemps pour qu’elles puissent y entrer; elles devaient appuyer sur le bouton plus longtemps. Autrement dit, une personne handicapée ne pouvait pas entrer de façon autonome dans l’ascenseur. Madame Villeneuve n’avait pas pris connaissance de ce problème avant qu’il se produise. Elle considère cette expérience comme une leçon. Elle croit que l’évaluation des lieux doit aller plus loin que la grille d’accessibilité prescrite par Élections Québec. Elle suggère que les personnes responsables des évaluations en matière d’accessibilité se mettent à la place de la personne, qu’ils se questionnent davantage sur le parcours que la personne handicapée suivra et sur l’expérience qu’elle vivra pour exercer son droit de vote.

Au fil de la discussion, les personnes présentes affirment que ce serait souhaitable de demander le point de vue de personnes handicapées : elles pourraient effectuer des commentaires quant à l’amélioration de l’accessibilité des lieux de vote ou proposer des manières de recruter des personnes qui pourraient en faire.

Plusieurs membres suggèrent de profiter de l’expertise de groupes communautaires ou d’organismes. Ils pourraient constater des problèmes liés aux limitations des personnes qu’ils représentent. Une membre rappelle que toutes les personnes n’ont pas les mêmes besoins. L’évaluation doit tenir compte de plus d’un individu et considérer plus d’une limitation. Un membre ajoute que la sensibilisation est positive et qu’il vaut mieux s’adresser à plusieurs ressources. La coordonnatrice précise qu’à la suite de l’élection générale de 2018, Élections Québec prépare une nouvelle grille d’évaluation de l’accessibilité. L’institution collabore avec des partenaires et les membres du Comité accessibilité seront consultés à ce sujet.

Monsieur Blanchet explique que nous devons confirmer les endroits où se tient le vote par anticipation au plus tard quarante-huit heures après le décret pour produire la carte d’information à l’électeur. Quelques jours plus tard, nous devons confirmer les endroits de vote pour le jour du scrutin afin de produire la carte de rappel. Une précision sur l’accessibilité des lieux figure sur ces deux cartes d’information. Ces délais sont courts.

Le directeur des opérations annonce que ses équipes profitent de l’élection partielle en cours dans la circonscription de Jean-Talon pour vérifier l’accessibilité des lieux de vote. Malgré les efforts de l’assistant à l’accessibilité et du directeur du scrutin, malheureusement, certains lieux de vote ne sont pas réellement accessibles et ne répondent pas exactement aux critères établis.

Cette constatation entraîne un questionnement sur la démarche de recherche de lieux pour une ou deux journées d’élection en fonction des critères actuels.

L’un des membres a eu l’occasion de voter dans un autre lieu de vote parce que son bureau de vote n’était pas accessible. Il explique qu’il a dû appeler au bureau de son directeur du scrutin pour obtenir une dérogation. La procédure administrative à suivre était assez lourde, selon lui, et cette solution pourrait être problématique en fonction des distances à parcourir avec un transport adapté.

Madame MacKay demande si la carte d’information à l’électeur est appropriée et claire aux yeux des membres du comité. Un membre confirme que oui et indique que c’est l’outil dont il se sert pour se rendre voter. Un autre ajoute qu’il y a plusieurs modalités pour voter, mais que certaines normes sont contraignantes. Une membre se demande si l’on pourrait autoriser des électrices et des électeurs à voter au bureau de la directrice ou du directeur du scrutin le jour de l’élection. Un autre membre rappelle que les options offertes varient d’un palier électoral à l’autre, ce qui entraîne de la confusion chez les électrices et les électeurs. Il souhaite qu’il y ait plus de cohérence et de continuité entre les paliers. Cela faciliterait la compréhension des modalités et entraînerait moins de frustrations.

Monsieur Blanchet précise que personnel électoral vit la même situation.

L’ensemble des participants est d’avis qu’on doit mieux former le personnel électoral, mais aussi la communauté, la population et, surtout, les personnes avec des besoins particuliers.

Les participants prennent une pause pour dîner.

Au retour, madame Villeneuve remercie les membres du comité pour cette belle expérience. Elle leur demande quelles actions elle pourrait mettre de l’avant localement. Au cours d’une élection, elle doit embaucher 800 personnes; cela fait en sorte que 1,3 % de ses électrices et électeurs travaillent pour Élections Québec à cette occasion, uniquement dans sa circonscription. Elle se dit désolée de n’avoir embauché aucune personne à mobilité réduite en 2018. Elle demande aux membres de lui donner des suggestions pour faciliter le recrutement de ce type de personnel.

Un membre du comité répond que le fédéral a fait appel à des organismes pour recruter du personnel qui a effectué des tâches adaptées à son profil. Un membre avoue qu’il aurait souhaité travailler pour les élections générales de 2018. L’animatrice précise qu’Élections Québec souhaite favoriser l’inclusion et embaucher du personnel électoral qui reflète la diversité de la société. Les personnes choisies doivent toutefois être en mesure d’effectuer leur travail de façon autonome, d’où l’importance de mieux décrire les postes à combler. Elle souhaite sensibiliser les différentes équipes à cet effet. Certains organismes ont des bassins de travailleuses et travailleurs potentiels; ils connaissent les personnes qui pourraient se joindre au personnel électoral. Le directeur général des élections souligne qu’une telle sensibilisation devrait s’étendre à l’ensemble de la société. Il fait valoir que de côtoyer des personnes avec des limitations rend chaque personne plus ouverte et plus sensible à l’inclusion.

Les membres reviennent sur les solutions possibles lorsqu’un lieu de vote n’est pas accessible. Toutes les modalités de vote sont proposées à l’ensemble de la population. Un membre souligne que les personnes autour de la table connaissent les différentes modalités et sont favorables à ces solutions.

Il précise que ce qui ne lui semble pas acceptable, c’est qu’une rampe d’accès soit située à côté des bacs à déchets.

Les personnes handicapées sont confrontées à des milliers de situations difficiles au quotidien. Si l’institution a fait tout ce qui est en son pouvoir pour assurer l’accessibilité d’un lieu, le membre précise qu’il acceptera option différente. Une autre membre affirme que l’image du vote collectif est importante, même s’il y a plusieurs options pour voter, y compris, éventuellement, le vote par Internet.

Une autre membre émet le souhait qu’Élections Québec donne l’heure juste. Un lieu de vote ne devrait pas être qualifié d’accessible s’il ne l’est pas réellement. Le directeur des opérations précise que le nombre de lieux de vote accessibles a baissé parce qu’Élections Québec a augmenté ses efforts et la justesse de l’information. L’institution est en transition en matière d’accessibilité et elle fait des efforts pour faire progresser les choses.

Une membre demande aux directrices du scrutin si elles ont vécu des situations avec des personnes sourdes. Les directrices répondent que les situations problématiques les plus courantes sont liées aux personnes en fauteuil roulant et en quadriporteur et qu’elles mettent en place des solutions pour les accommoder ces personnes. Les membres du Comité accessibilité décrivent d’autres situations. Ils ajoutent que la population est vieillissante et que les besoins sont grandissants, tant pour les personnes à mobilité réduite que pour les personnes handicapées. Ils donnent l’exemple d’une rampe ayant un degré d’inclinaison trop élevé. Cette rampe peut faciliter l’accès à une mère avec une poussette double, mais une personne en fauteuil roulant ne sera pas en mesure de la gravir. La discussion se termine ainsi et l’ensemble des participants sont convaincus que c’est nécessaire d’encourager l’accessibilité universelle.

Réforme du mode de scrutin – Bilan des réalisations et fin du mandat des membres du Comité accessibilité

L’animateur présente la carte d’information à l’électeur et le manuel de l’électeur simplifié. Les participants reçoivent une copie de ces deux nouveaux outils d’information conçus pour rendre le vote plus accessible. Ce document prouve qu’Élections Québec prend en compte les avis des membres du Comité accessibilité. Ses rencontres nous permettent d’améliorer nos processus, elles contribuent au développement de nos travaux et elles inspirent nos comités de travail.

Les effets et les résultats de ces rencontres de travail sont concrets. L’animateur cite, par exemple, une vidéo qui a été conçue pour la préparation des élections générales 2018 décrivant les critères d’accessibilité. De plus, les procédures prévoient maintenant l’ajout de personnel pour ouvrir les portes. L’institution est sur la bonne voie grâce à la contribution des membres du Comité accessibilité lors des rencontres.

L’animateur invite chaque membre présent à participer à un tour de table. Il leur demande de s’exprimer sur les actions prises par Élections Québec depuis la création du comité. Il souhaite connaître leur vision et leurs idées de sujets qui pourraient être traités lors des prochaines rencontres.

Le premier membre qui prend la parole souhaiterait qu’il y ait un budget pour payer une traduction simultanée.

Un deuxième membre considère que l’évolution est très grande. Il voit une différence entre le palier provincial et le fédéral.

Il propose un sujet pour les prochaines rencontres : l’intégration des personnes handicapées qui souhaitent se porter candidates. Il mentionne que le nouveau pavillon du Parlement, à Québec, une construction neuve, n’est pas entièrement accessible.

Un autre membre parle de ses expériences antérieures à plusieurs autres tables de concertation. Ces expériences étaient plutôt négatives : les conclusions étaient souvent sans issue, parce qu’elles entraînaient des coûts trop élevés. Il souligne que ça n’a pas été le cas dans ce comité. Les concepts d’accessibilité ne s’intègrent pas toujours aussi vite qu’on le voudrait. Dans ce comité, on se questionne sur les manières de résoudre certaines problématiques et on souhaite réaliser des choses. Il termine en disant que c’est positif et encourageant.

Une membre du comité souligne les grandes avancées par rapport aux élections précédentes. Elle souhaite elle aussi que, lors de prochaines rencontres, le comité discute des personnes candidates en situation de handicap.

Une autre membre est d’accord avec le fait qu’il y a eu beaucoup d’amélioration au niveau de l’accessibilité. Elle reste toutefois avec des interrogations quant au vote par Internet et aux problèmes que cela pourrait entraîner, comme le risque de vol d’identité.

Une autre membre affirme que la démarche mise en place par le comité a été prise au sérieux et que cela a amené plus de transparence.

Les comptes rendus sont même disponibles en ligne. Elle souhaite que dans le prochain comité, il y ait des membres ayant différents profils provenant de milieux associatifs variés et d’autres membres qui ne sont pas représentés ou affiliés à un réseau d’aide.

Résumé de la rencontre et proposition de sujets pour la prochaine rencontre

Le mandat de deux ans de tous les membres du Comité accessibilité est maintenant terminé. Le directeur des opérations électorales ainsi que l’animateur affirment que, pour Élections Québec, le comité et ses rencontres ont été un succès. C’est donc sans hésitation qu’ils affirment que les activités du comité vont se poursuivre. Ils n’ont pas encore déterminé de quelle manière ils renouvelleront les membres du comité, mais ils en informeront les membres actuels. L’animateur invite les membres qui souhaitent déposer à nouveau leur candidature à réfléchir sur ce qu’ils ont apporté au comité lors de leur premier mandat et à trouver ce qu’ils aimeraient apporter dans un prochain mandat. Ces éléments devront faire partie de leur demande de renouvellement. Il souhaite obtenir des candidatures provenant de milieux ruraux ainsi que de nouvelles candidatures. Les membres actuels du comité ne seront donc pas tous renouvelés.

Il précise que la nouvelle grille de critères d’accessibilité pour évaluer les endroits de vote pourrait leur être soumise pour commentaires.

M. Reid remercie tous les membres de leur présence et de leur participation au comité. Il remercie également les directrices du scrutin présentes et précise que cette rencontre a permis d’échanger ouvertement sur les défis liés à l’accessibilité des lieux de vote; les personnes présentes y seront plus sensibilisées. Messieurs Blanchet et Reid remercient également l’ensemble du personnel d’Élections Québec et plus particulièrement l’animatrice, qui termine son mandat.

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