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Comprendre le vote

S’informer pour faire un choix éclairé

En résumé

Ce n’est pas toujours facile de prendre une décision au moment de voter. Voici quelques conseils qui vous aideront à faire un choix éclairé et à faire preuve de vigilance face aux informations fausses ou trompeuses.

Dans cette section

Des pistes pour alimenter votre réflexion

Vous hésitez à aller voter parce que vous manquez d’information sur les candidates, les candidats et les partis politiques? Vous ne savez pas par où commencer?

  • Consultez la liste des candidatures et des partis politiques autorisés.
  • Questionnez-vous sur vos valeurs et discutez avec votre famille, vos proches ou vos collègues des enjeux qui vous touchent. Qu’est-ce qui est important pour vous?
  • Intéressez-vous à l’actualité dans les médias d’information (presse écrite, télévision, radio et Web). Vous pouvez vous concentrer sur un sujet qui vous intéresse pour commencer.
  • Allez plus loin que l’information qui vient à vous sur les médias sociaux. N’hésitez pas à vérifier si les sources des contenus que vous consultez sont fiables. Abonnez-vous à des comptes officiels et diversifiez vos sources.
  • Consultez les sites Web des partis politiques et des candidats indépendants pour mieux comprendre leurs propositions et leurs projets.
  • Comparez vos idées, vos champs d’intérêt et vos valeurs avec ceux des candidates et candidats, qu’ils soient indépendants ou qu’ils fassent partie d’un parti politique. Demandez-vous qui rejoint le plus vos priorités.
  • N’hésitez pas à poser des questions aux candidats. Vous pouvez le faire lorsque vous les rencontrez, lors de débats publics, par courriel ou sur les médias sociaux.

Vous utilisez l’intelligence artificielle pour vous informer?

Les outils d’intelligence artificielle ne génèrent pas toujours du contenu vrai et exact, même s’ils sont parfois très convaincants. Les réponses qu’ils fournissent par rapport aux dates pour voter ainsi qu’aux règles et aux lois qui encadrent les élections sont souvent imprécises ou erronées. Ces outils s’appuient sur l’information disponible en ligne, mais ils ne tiennent pas nécessairement compte du contexte particulier. Ils citent parfois des sources qui n’existent pas et ne distinguent pas le vrai du faux. Pour obtenir des renseignements fiables sur les élections provinciales, fiez-vous à Élections Québec.

Des renseignements fiables sur le processus électoral

Certaines rumeurs et fausses informations visent à ébranler la confiance des électrices et des électeurs envers le processus électoral. Parfois, elles s’appuient sur des éléments vrais qui sont exagérés ou dont le sens est détourné.

Ce n’est pas un phénomène nouveau, mais avec Internet et les médias sociaux, les informations inexactes ou trompeuses circulent encore plus facilement et se propagent rapidement auprès d’un large public.

Parfois, des personnes ou des groupes ayant de bonnes intentions partagent ces fausses informations par mégarde ou en pensant aider leur entourage. D’autres cherchent volontairement à nuire, à décourager la participation ou à tromper les électeurs.

Mésinformation ou désinformation?

La mésinformation est une fausse information diffusée par méconnaissance, sans mauvaise intention. La désinformation, au contraire, est propagée volontairement, pour semer la confusion ou pour tromper. Ce n’est pas toujours simple ni même possible de déterminer l’intention de la source. C’est d’autant plus important de rester critique par rapport à l’information qu’on peut lire ou entendre.

Pour en savoir plus, vous pouvez écouter le balado Je pense, donc je vote de la Faculté de philosophie de l’Université Laval. Il aborde le sujet de la désinformation en démocratie.

Élections Québec est la source à privilégier pour savoir quand, où et comment voter. Nous nous assurons que les électrices et les électeurs ont accès à de l’information juste sur le processus électoral pour qu’ils puissent voter en toute confiance. Si vous avez une question ou si une information vous semble suspecte, consultez notre site Web ou communiquez avec nous pour en vérifier l’exactitude.

Vérifiez la fiabilité de l’information que vous consultez

C’est un bon réflexe de rester critique par rapport à l’information qu’on peut lire ou entendre. Posez-vous les questions suivantes avant de croire au contenu d’une publication ou de la partager à vos connaissances.

  • Provient-elle d’un média d’information ou d’un site Web que vous connaissez? A-t-il une bonne réputation? D’autres médias ont-ils rapporté ou confirmé l’exactitude de l’information?
  • Si vous la trouvez sur les médias sociaux, provient-elle d’un compte officiel? Le compte a-t-il une photo de profil? A-t-il déjà publié du contenu dans le passé? Indique-t-il où il exerce ses activités?
  • Pouvez-vous identifier la source de l’information? Cette source a-t-elle une expertise reconnue sur le sujet? Est-ce une personne ou une organisation réputée pour sa crédibilité?
  • Est-ce possible de vérifier les faits avancés dans la publication? Contient-elle des références que vous pouvez consulter?
  • S’il s’agit d’un extrait ou d’une capture d’écran, pouvez-vous trouver la publication complète?
  • Est-ce que le titre de la publication reflète réellement le contenu de ce que vous avez lu ou écouté?
  • La date de diffusion originale de l’information est-elle indiquée? Le contenu de la publication est-il encore à jour?

Si vous répondez « non » à l’une de ces questions, méfiez-vous : ce pourrait être une fausse information.

  • Vérifiez si d’autres sources officielles ou de confiance ont réfuté l’information. Quelle est la réputation de la source? Adhère-t-elle à des principes et normes qui inspirent confiance? A-t-elle été dénoncée pour des pratiques douteuses?
  • Discutez avec votre famille, vos proches ou vos collègues. Ont-ils lu ou entendu de l’information différente?
  • Demandez-vous si la publication cherche à vous informer, à vous convaincre ou à vous divertir. S’agit-il d’une parodie ou d’une satire?
  • Tenez compte du ton utilisé. Vous semble-t-il exagérément émotif ou provocateur? Les informations trompeuses cherchent souvent à faire réagir fortement, à susciter la colère ou à ébranler la confiance.
  • Gardez en tête que les outils d’intelligence artificielle peuvent générer des contenus qui ont l’air vrais, mais qui ne le sont pas. Méfiez-vous des images ainsi que des contenus vidéos et audios dans lesquels une personne ne se comporte pas comme d’habitude ou dit quelque chose qui ne lui ressemble pas.

Que faire lorsqu’une information semble trompeuse

Les fausses informations liées au processus électoral ne sont pas toujours faciles à repérer. Méfiez-vous notamment des contenus exagérément émotifs ou provocateurs, des montages graphiques sans source et des publications dont les faits ne sont pas vérifiables. Si une information ou une affirmation vous semble suspecte, vous pouvez suivre les conseils ci-dessous.

Signalez la publication

Si vous constatez qu’une fausse information circule à propos des dates de l’élection, de l’emplacement des lieux de vote ou du processus électoral, communiquez avec nous. Nous pourrions faire corriger l’information. Certaines situations pourraient même constituer des infractions aux lois électorales québécoises.

Certaines publications peuvent enfreindre les conditions générales d’utilisation ou les règles de la communauté des différents médias sociaux. Dans ce cas, vous pouvez les signaler à la plateforme.

Ne participez pas à la diffusion d’une fausse information

Vos proches peuvent être influencés par ce que vous publiez, puisque vous semblez l’approuver. Ne partagez pas de publication ni de vidéo sans l’avoir d’abord lue ou regardée en entier. Certains titres trompeurs, qui ne correspondent pas au contenu, cherchent d’abord à provoquer une réaction émotive forte. Leurs auteurs misent sur une réaction impulsive pour faire circuler de fausses informations auprès du plus grand nombre de personnes.

Évitez de repartager une publication qui vous semble fausse sur les médias sociaux, même si votre intention est de corriger l’information ou de prévenir vos proches. La façon la plus simple de freiner la propagation d’une fausse information, c’est de ne rien faire. En effet, il vaut mieux éviter de partager une publication trompeuse, même en la corrigeant, pour éviter de lui donner encore plus de visibilité. C’est souvent tout aussi inutile d’interagir avec le compte l’ayant diffusée. Certaines publications ne visent qu’à provoquer la controverse ou à entretenir une conversation conflictuelle.

Si vous savez que l’information est inexacte et que vous souhaitez agir, vous pouvez créer une nouvelle publication ou utiliser une capture d’écran. Dans ce cas, indiquez clairement qu’il s’agit d’une fausse information. Vous pouvez l’écrire sur la capture d’écran. Assurez-vous d’utiliser une source officielle et fiable. Contentez-vous de fournir des renseignements exacts, fondés sur des faits.

  1. Simon voit passer une vidéo d’un influenceur qui dit qu’il y a eu de la fraude aux dernières élections.
    Il ne sait pas si c’est vrai, mais il aime bien l’audace de cet influenceur, donc il partage la vidéo.
    Quelqu’un prendra le temps de vérifier les faits!
  2. Isabelle voit passer la vidéo que Simon a partagée.
    Elle trouve que son neveu est très allumé, alors elle se dit que c’est sûrement vrai.
    Elle la partage à son tour.
  3. Un collègue d’Isabelle réagit fortement à la vidéo. Il a toujours trouvé ça louche que son candidat n’ait pas été élu alors que « tout le monde » avait voté pour lui.
    Il la publie dans son groupe de discussion familial. 
  4. Marc voit passer la vidéo. Il se rend compte assez rapidement que les affirmations de l’influenceur ne tiennent pas la route.
    Il a déjà travaillé aux élections et il sait que le genre de manipulation que l’influenceur décrit est tout simplement impossible.
    Il ne partage pas la vidéo. 
  5. Léa, elle, se pose des questions, mais elle n’a pas le temps de vérifier l’information, alors elle préfère ne pas réagir.
    Elle ne partage pas la vidéo.
    Elle se dit qu’elle vérifiera si les médias en parlent dans les prochains jours
  6. Marc et Léa ont freiné la propagation de cette vidéo remplie de fausses informations. (Un arbre décisionnel illustre comment différents bons réflexes permettent de freiner la propagation de fausses informations.)
    1. Il a pris le temps de vérifier les faits auprès d’une source fiable.
    2. Elle a remis les propos en question avant de réagir.
    3. Il ne s’est pas fié exclusivement à ses perceptions.
    4. Il connaît les faits et il n’a pas repartagé une information erronée.
    5. Elle a vérifié si les différents médias ont couvert la nouvelle.

    Cette image a été publiée dans le site Web de The Spinoff, à l’origine. Élections Québec l’a adaptée selon les licences Creative Commons. CC BY-SA 4.0

  7. Ça vaut la peine de s’arrêter et de vérifier les faits avant de réagir ou de relayer un contenu en ligne!

Infractions relatives aux fausses informations

Les lois électorales ne réglementent pas le contenu (images et texte) de l’affichage et des publicités politiques. Elles n’ont pas pour objectif de censurer le débat politique ni de faire en sorte qu’Élections Québec vérifie l’exactitude des affirmations des candidates et des candidats.

Cependant, les lois électorales interdisent la diffusion de certaines fausses informations liées au déroulement des élections. Lors d’élections provinciales, municipales ou scolaires, les actions suivantes peuvent entraîner des infractions.

  • Donner intentionnellement une fausse interprétation de la loi;
  • Contrefaire ou détourner un document émanant d’Élections Québec à des fins partisanes;
  • Porter atteinte à la liberté de vote;
  • Tenter d’empêcher une opération relative au vote;
  • Propager une fausse nouvelle liée au retrait d’une candidate ou d’un candidat.

Les amendes liées à certaines de ces infractions peuvent s’élever jusqu’à 20 000 $ lors d’une première infraction et jusqu’à 30 000 $ en cas de récidive.

Interdictions additionnelles lors d’élections provinciales

Depuis le 1er juillet 2026, la Loi électorale prévoit des infractions qui sanctionnent la diffusion d’informations fausses visant à influencer les résultats de l’élection, à en perturber le déroulement ou à compromettre la confiance du public dans le processus électoral. Les actions suivantes peuvent entraîner des infractions.

  • Diffuser une fausse information, en sachant qu’elle est fausse, à propos des conditions pour avoir le droit de vote, des conditions pour pouvoir poser sa candidature, du processus de mise en candidature, du processus de mise à jour de la liste électorale, de la période et des lieux de vote, du dépouillement des bulletins de vote ou des résultats de l’élection;
  • Usurper l’identité du directeur général des élections, d’un membre du personnel d’Élections Québec ou d’un membre du personnel électoral, ou encore diffuser une représentation de leur image ou de leur voix, en sachant qu’elle est fausse, avec l’intention de tromper le public ou de l’induire en erreur quant au caractère réel de cette représentation.

La Loi prévoit également des infractions visant toute personne qui propage certaines fausses informations sur une députée, un député, une candidate, un candidat ou un chef de parti, en sachant que ces informations sont fausses, avec l’objectif de tromper les électeurs. Les actions suivantes peuvent constituer des infractions.

  • Diffuser une information fausse portant sur la citoyenneté d’une telle personne, sur son lieu de naissance, sur ses études, sur ses qualifications professionnelles ou sur son appartenance à un groupe ou à une association;
  • Diffuser une information fausse selon laquelle une telle personne a été déclarée coupable d’une infraction à une loi ou à un règlement;
  • Usurper l’identité d’une telle personne ou diffuser une représentation de son image ou de sa voix avec l’intention de tromper le public ou de l’induire en erreur quant au caractère réel de cette représentation.

La Loi prévoit une exception pour les contenus de parodie ou de satire. Chaque situation doit être analysée dans son contexte particulier.

Les amendes peuvent s’élever jusqu’à 10 000 $ pour une première infraction et jusqu’à 30 000 $ en cas de récidive.

Notre champ d’intervention

Le directeur général des élections peut intenter une poursuite pénale s’il a la preuve, hors de tout doute raisonnable, qu’une infraction aux lois électorales a été commise. Nous ne pouvons pas agir dès que l’infraction est commise : avant de déposer une accusation, nous devons enquêter et analyser la preuve. Ultimement, un tribunal doit statuer sur la culpabilité d’une personne.

De manière générale, nous ne pouvons pas faire cesser la diffusion ni forcer le retrait d’une fausse information. Cela dit, nous sommes à l’affût des informations inexactes ou trompeuses sur le processus électoral qui circulent dans l’espace public. Au besoin, nous pouvons rectifier toute fausse information à ce sujet.

Les partis politiques, les candidates et les candidats sont les mieux placés pour rectifier les informations erronées qui les concernent. D’une part, nous ne détenons pas d’information sur leur parcours ni sur leur programme; d’autre part, en période électorale, nous évitons d’intervenir à leur sujet pour préserver notre neutralité. Les électrices et les électeurs doivent être convaincus de notre neutralité pour avoir confiance envers le processus électoral.